Environnement

XYLOTRECHUS CHINENSIS (Longicorne Tigre)

Sous l'autorité du préfet de région, la DRAAF-SRAL Occitanie (Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt - Service régional de l'alimentation) est en charge de la prévention, de la surveillance et de la lutte contre les organismes nuisibles aux végétaux réglementés, dont Xylotrechus chinensis.
Communément appelé longicorne tigre, Xylotrechus chinensis est un coléoptère xylophage originaire d’Asie qui s'attaque à tous les mûriers et en particulier les mûriers platanes, entraînant progressivement leur dépérissement puis leur mort.

Quelle est la situation vis à vis de l'insecte  ?
En Europe les premiers foyers ont été recensés en Espagne (2013) puis en Grèce (2017) et en Italie (2023).
En France, le longicorne tigre a été détecté officiellement pour la première fois en 2018, dans deux régions distinctes sur le territoire des communes de Sète (Hérault) et du Bouscat (Gironde).
A ce jour, en Occitanie, 134 communes sont officiellement infestées dans les départements de l’Hérault, du Gard et de l’Aude. (progression depuis la détection initiale de Sète : 1 commune en 2018, 29 fin 2022, 36 fin 2023, 58 fin 2024, 100 fin 2025). 
La situation est cependant évolutive, avec de nouvelles contaminations détectées rénegulièrement.
Annuellement, en fonction de l’importance des nouvelles contaminations, la zone délimitée* et sa cartographie associée pourront être révisées par le SRAL (extension de la zone infestée, évolution de la zone tampon) pour une actualisation de la liste des communes.
*zone délimitée = zone infestée + zone tampon (communes listées sur l'arrêté préfectoral de lutte susmentionné).
*zone infestée = 134 communes officiellement infestées + 110 communes limitrophes situées dans un rayon de 3 kilomètres autour des foyers détectés ou encerclées par des communes infestées.


Lutte curative :
- Détruire les végétaux ou parties de végétaux infestées par broyage fin (taille recommandée pour les copeaux : 5 cm maximum dans chaque dimension) ou incinération, seules méthodes pour éliminer l’insecte et éviter sa dissémination.
Selon les recommandations de l’Anses, l’abattage et le transport des produits d’abattage sont à éviter pendant la période de vol des adultes, et sont donc à réaliser de préférence entre novembre et avril.
Conformément à l'article 6 de l'arrêté préfectoral, une dérogation de transport en dehors de ces périodes peut être accordée par la DRAAF Occitanie sous réserve que le transport soit réalisé sous bâchage fermé et qu'il soit uniquement destiné à leur destruction. Lien internet pour effectuer la demande de dérogation de transport : https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/derogation-de-transport-du-bois-de-murier-platane

- Autre possibilité de lutte mécanique :
Utiliser du fil de fer souple ou de cuivre pour "percer" les larves et les détruire mécaniquement dans les galeries montrant des signes de présence d'une larve xylophage (sciures ou vermoulure, déjections larvaires, suintements ou écoulements), si ces galeries sont assez linéaires et la larve assez proche de la surface.
Puis reboucher le trou avec du mastic arboricole permet d'éviter une infection par un pathogène responsable de chancre ou de pourriture.
L’intervention doit être réalisée assez précocement sur des galeries récentes, avant que les larves ne se développent.

Sur les communes en zone infestée, à titre préventif et curatif, et conformément à l’article 4  de l’arrêté préfectoral, les propriétaires de mûriers ayant préalablement déclaré sous régime de protection spécifique leur(s) mûrier(s) peuvent faire appliquer par une entreprise agréée un traitement par injection dans le tronc d'un produit phytopharmaceutique autorisé pour cet usage. 
Lien internet pour réaliser la déclaration :  https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/declaration-de-muriers-platanes-sous-regime-specifique-xylotrechus
A ce titre, les détenteurs ou propriétaires de végétaux déclarés sous régime de protection spécifique doivent assurer une surveillance vis-à-vis de Xylotrechus chinensis, comprenant au moins deux examens visuels durant la période de vol actif de l’insecte.
 

Aleurode épineux du citronnier : APPEL A LA VIGILANCE !
Première détection officielle en France métropolitaine de l’aleurode épineux du citronnier dans le Gard et l’Hérault
La commune d’Aubord est concernée et fait partie des 5 communes (Bernis, Uchaud, Vestric et Candiac, Lunel) considérées comme une zone infectée.
  Comment agir ?
En cas de détection, le détenteur de la plante doit détruire au plus vite les parties de végétaux infestées (ou les végétaux entiers en cas de forte infestation) :
-      soit par incinération (dans le respect des restrictions à l’usage du feu en vigueur),
-   soit en les enfermant dans des sacs hermétiques pendant au moins deux semaines.  
Des traitements insecticides à base d’huile de paraffine ou d’huiles essentielles d’orange, à action physique (contact/asphyxie) sur les larves, peuvent être conseillés dans le respect des usages autorisés pour ces produits, sur les plantes assainies, dès lors qu’une infestation peu importante sans développement de fumagine est observée.
D’autres traitements insecticides efficaces existent, réservés à un usage professionnel et à la possession d’un Certiphyto.

  Restrictions à la circulation de végétaux :
  -   La circulation de végétaux destinés à la plantation des genres et espèces spécifiés produites sur ces communes est soumise à des exigences particulières :
o    Constatation officielle (par le service en charge de la protection des végétaux ou son délégataire) que le lieu de production est exempt de l’organisme nuisible ;
o    Ou réalisation par l’opérateur professionnel de traitements appropriés, sous le contrôle du SRAL ou son délégataire, pour garantir l’absence de l’organisme nuisible et vérification de l’absence dudit organisme avant mise en circulation.
-  Toute observation d’insectes par un opérateur professionnel ou un particulier (qu’il s’agisse de larves ou d’adultes, cf. photos en annexe 3) doit être signalée sans délai à la DRAAF-SRAL Occitanie : sral.draaf-occitanie@agriculture.gouv.fr.

La situation reste évolutive, et les nouvelles détections officielles (nouvelles communes concernées ou nouvelles espèces végétales trouvées infestées) seront communiquées sur le site de la DRAAF Occitanie : https://draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr/notes-nationales-d-alerte-sur-des-organismes-nuisibles-emergeant-en-europe-ou-r558.html
Biologie et statut réglementaire  
L’aleurode épineux du citronnier s’alimente sur les feuilles des végétaux et affaiblit la plante. Il excrète de plus, un miellat abondant et collant qui conduit au développement d’une couche noirâtre (la fumagine), empêchant la photosynthèse et la respiration de la plante. De fortes infestations peuvent entraîner la chute des feuilles et même conduire à la mort de jeunes arbres ou plantes trop affaiblies.  
Les larves sont regroupées en colonies immobiles sur la face inférieure des feuilles : de petite taille (entre 0,3 et 0,8 mm), noires avec une marge blanche constituée de courts filaments de cire. Les adultes possèdent des ailes gris-bleu avec des points blancs et ne mesurent pas plus de 1,7 mm.
Du fait de sa dangerosité notamment pour la production d’agrumes, cet aleurode est considéré comme organisme de quarantaine au titre de la réglementation phytosanitaire de l’Union européenne. Son introduction et sa dissémination sont interdites sur l’ensemble du territoire.
Consulter le dossier "Plantes en danger : tous concernés"
https://agriculture.gouv.fr/plantes-en-danger-tous-concernes

Moustique tigre :

Comme vous avez certainement pu le constater, la période actuelle est propice au développement des moustiques tigres. Ces insectes, outre de présenter une véritable nuisance, peuvent également constituer des risques sanitaires éventuels.
En effet, le moustique tigre (Aedes albopictus) est un vecteur potentiel de certaines maladies tropicales (dengue, chikungunya, zika,…) s’il vient à piquer une personne qui a contracté une telle maladie dans une zone endémique.
 
Le dernier bilan départemental fait état de 302 communes sur 351 reconnues colonisées, ce qui représente 98% de la population gardoise en zone colonisée.
 
L’ARS a été chargée par le décret  n° 2019-258 du 29 mars 2019 de la mise en œuvre de la prévention des maladies vectorielles transmises par les insectes.
ne
Mesures de prévention :
 
Tout d’abord, il faut rappeler que la lutte contre les insectes et autres vecteurs relève du règlement sanitaire départemental (RSD, article 121 notamment).
 
Le décret du 29 mars 2019 relatif à la prévention des maladies vectorielles officialise et conforte le rôle des élus dans la lutte anti-vectorielle de façon générale, en introduisant dans le code de la santé publique (Cf. Article R1331-13) une section relative aux différentes missions des maires en matière de « mesures d'hygiène et de salubrité permettant de lutter contre les insectes vecteurs » et, en particulier, celles :
d’informer la population sur les mesures préventives nécessaires et organiser des actions de sensibilisation du public, le cas échéant en lien avec le préfet,
de mettre en place, dans les zones urbanisées, un programme de repérage, de traitement et de contrôle des sites publics susceptibles de faciliter le développement des insectes vecteurs.

 
Si les sources de prolifération des moustiques se situent sur le domaine privé, les propriétaires peuvent être mis en demeure de se conformer au règlement sanitaire départemental, avec un délai d’exécution. 
La prévention du développement des moustiques vecteurs de maladies est, en effet, un enjeu de santé publique et passe, en premier lieu, par la suppression des potentiels gîtes larvaires, que ce soit sur le domaine privé ou public. Cela requiert l’implication non seulement de la collectivité mais aussi de l’ensemble de la population.